Quand on sait que le temps est compté, l’envie de laisser un message à ses proches arrive souvent, parfois sans qu’on ose la formuler. Il n’existe pas de bonne forme : une lettre, un enregistrement, un carnet ou une chanson peuvent tous porter ce que l’on veut transmettre. Cet article s’adresse à vous, si vous êtes concerné, ou à vous qui accompagnez un proche.
Pourquoi on a envie de laisser quelque chose
Les raisons sont aussi variées que les personnes. Rassurer ceux qui restent. Dire merci. Demander pardon. Raconter une histoire de famille que personne d’autre ne connaît. Laisser quelques mots à un petit-enfant trop jeune pour se souvenir.
Il n’est pas nécessaire d’avoir un grand message. Souvent, ce qui compte le plus pour les proches, ce sont les petites choses : une voix, une expression, une manière de dire leur prénom.
Les différentes façons de laisser un message à ses proches
Chaque forme a ses avantages. Certaines demandent peu d’énergie, d’autres un peu plus d’accompagnement.
| Forme | Ce qu’elle garde | Ce qu’elle demande |
|---|---|---|
| Lettre | Les mots choisis, l’écriture à la main | Un peu de concentration, possible en plusieurs fois |
| Message vocal | La voix, le ton, les rires | Un téléphone, quelques minutes |
| Vidéo | Le visage, les gestes | Un peu plus d’énergie, parfois de l’aide |
| Carnet de recettes ou de conseils | Les gestes du quotidien, la transmission | Du temps, souvent à plusieurs |
| Chanson | Une histoire mise en musique, qui se réécoute | Un ou plusieurs échanges, puis l’écriture par quelqu’un d’autre |
Quelques idées concrètes :
- Une lettre par personne, plutôt qu’une lettre pour tous. Chacun reçoit des mots qui lui sont adressés.
- Des messages vocaux courts, enregistrés au fil des jours, quand l’envie vient.
- Une lettre ou un message pour plus tard : pour un mariage, une naissance, un anniversaire à venir.
- Un carnet de recettes annoté, avec les petits secrets qui ne sont écrits nulle part.
- Des photos commentées : qui est sur l’image, où, quelle année, ce qu’il s’était passé ce jour-là.
Comment en parler en famille, avec délicatesse
C’est souvent la partie la plus difficile. Celui qui est malade ne veut pas inquiéter. Les proches n’osent pas aborder le sujet, de peur de sembler abandonner.
Quelques repères qui peuvent aider :
- Partir d’un souvenir plutôt que de la fin. « J’aimerais que tu me racontes encore comment vous vous êtes rencontrés. Est-ce que je peux l’enregistrer ? » ouvre une porte sans la forcer.
- Proposer, ne pas imposer. Un « non » ou un « pas maintenant » se respecte. L’envie peut revenir plus tard.
- Laisser la personne choisir la forme. Certains préfèrent écrire, d’autres parler, d’autres encore raconter à quelqu’un qui écrira pour eux.
- Accepter que ce soit inachevé. Une lettre commencée, trois messages vocaux : c’est déjà beaucoup.
Si c’est vous qui souhaitez laisser quelque chose, vous pouvez aussi le dire simplement à un proche : « J’ai envie de vous laisser quelque chose. Tu m’aides ? » Beaucoup de familles sont soulagées que le sujet vienne de la personne elle-même.
Une chanson écrite avec vous
Une chanson est une forme particulière d’héritage sonore. Elle ne demande pas de savoir écrire, ni de chanter. Elle demande seulement de raconter.
Voici comment cela se passe avec moi :
- Un premier contact, par téléphone ou par e-mail, gratuit et sans engagement. Il peut venir de vous ou d’un proche, avec votre accord.
- Un entretien à votre rythme. Il dure en principe 60 à 90 minutes, mais nous pouvons le découper en plusieurs moments courts si la fatigue est là. Il peut se faire chez vous ou en visio. Un proche peut être présent et compléter.
- J’écris les paroles à partir de vos mots, puis la chanson est mise en musique dans le style que vous aimez.
- Vous l’écoutez, si vous le pouvez, et nous ajustons.
- Vous décidez à qui elle est destinée, et quand : maintenant, ou plus tard.
Les délais habituels sont de 5 à 14 jours. Quand le temps presse, une livraison en 48 heures est possible selon la situation. Tout ce que vous me confiez reste strictement confidentiel.
Mon parcours d’infirmière m’a appris à écouter sans brusquer, et à m’arrêter quand c’est trop. Je ne cherche ni à analyser ni à réparer. Parfois, il n’y a rien à réparer, juste à être là.
Ce que j’ai appris avec mon papa
Avant que mon papa parte, je lui ai lu un texte d’au revoir. Ces mots l’ont apaisé. Plus tard, j’ai écrit pour lui « Ce que tu laisses ». Je sais combien des mots dits à temps peuvent compter, pour celui qui part comme pour ceux qui restent.
Vous êtes soignant ou bénévole ?
Si vous accompagnez des personnes en fin de vie dans votre métier ou votre engagement, j’ai écrit un article spécifique sur la trace sonore dans l’accompagnement en fin de vie.
Pour aller plus loin
Vous pouvez écouter des chansons d’hommage sur la page Hommages et consulter les tarifs. Si vous hésitez, un simple appel permet d’en parler, sans engagement : 076 404 32 82.


