De plus en plus de familles choisissent une cérémonie d’adieu sans dimension religieuse, ou avec une place plus libre pour la parole et la musique. Une cérémonie laïque n’est pas une cérémonie « au rabais » : c’est un moment construit sur mesure, autour de la vie de la personne. Voici les repères pour la préparer.
Où et avec qui ?
Une cérémonie laïque peut avoir lieu dans la salle d’un centre funéraire, dans la chapelle d’une pompe funèbre, dans une salle communale ou un lieu qui comptait pour la personne. Les possibilités dépendent du lieu et de la commune : votre pompe funèbre connaît les règles locales et peut vous orienter.
Pour la conduire, trois options :
- un célébrant ou une célébrante laïque, dont c’est le métier de construire et d’animer ce type de cérémonie ;
- un ou une proche, à l’aise avec la parole ;
- la pompe funèbre, qui propose parfois de coordonner le déroulé.
Un déroulé type, à adapter
Il n’existe pas de modèle imposé. Ce déroulé sert de point de départ, sur 30 à 45 minutes environ :
- Accueil en musique. Les proches s’installent.
- Mot d’ouverture. On remercie l’assemblée et on dit pourquoi l’on est réunis.
- Évocation de la vie. Un récit des grandes étapes, des passions, du caractère de la personne.
- Témoignages. Deux ou trois proches prennent la parole, brièvement.
- Moment musical de recueillement. Le temps d’écouter, ensemble.
- Geste symbolique. Une fleur déposée, une bougie allumée, un mot glissé dans une boîte.
- Mot de clôture. Une phrase pour la route, des remerciements, l’invitation à la collation s’il y en a une.
- Sortie en musique.
Les textes : moins, mais vrai
Les textes les plus touchants sont rarement les plus longs. Quelques conseils :
- préférez une anecdote précise à une liste de qualités ;
- prévoyez deux à trois minutes par prise de parole ;
- imprimez votre texte en gros caractères : l’émotion trouble la vue ;
- prévoyez une personne relais qui peut lire à votre place si la voix lâche.
Avant que mon papa nous quitte, j’ai eu la chance de lui lire un texte d’au revoir. J’ai compris ce jour-là combien les mots dits à temps peuvent libérer. Ceux de la cérémonie comptent aussi, pour ceux qui restent.
La musique : trois moments forts
La musique porte la cérémonie à l’entrée, au moment du recueillement et à la sortie. Je donne des repères pour la choisir dans cet article sur la musique d’enterrement.
Le moment du recueillement est souvent le plus fort. C’est là qu’une chanson écrite pour la personne prend tout son sens : elle reprend son histoire, ses mots, ce que les proches n’arrivent pas à dire à voix haute. Elle peut aussi remplacer un témoignage quand personne ne se sent capable de parler.
Penser aux détails pratiques
- Qui s’occupe du son, et avec quel matériel ? Un fichier MP3 sur clé USB reste le plus sûr.
- Faut-il un micro pour les prises de parole ?
- Un livret ou un faire-part de cérémonie avec le déroulé et les paroles de la chanson ?
- Une photo de la personne bien visible.
Une cérémonie laïque réussie n’est pas parfaite. Elle est juste : on en ressort avec le sentiment d’avoir vraiment dit au revoir à cette personne-là.
Si vous souhaitez une chanson pour ce moment, même dans un délai court, voici comment cela se passe.


